Laboratoire d'Idées Santé Autonomie

Le Mot du Président 

LISA est fier de vous présenter aujourd'hui ses premières productions sur des enjeux ô combien d'actualité (grand âge, prévention, recertification, inégalités de santé, pénuries de médicaments). 

Créée fin 2018, l'association est forte aujourd'hui de plus de 120 membres, acteurs de tous horizons, chercheurs, décideurs, professionnels, usagers, entrepreneurs. 

Le premier semestre 2019 a été employé à organiser le mouvement et les supports, à déployer les Labs thématiques et les premiers séminaires. 

LISA est maintenant prêt à prendre toute sa place dans le débat public en santé.

Stéphane Le Bouler

Président

LISA
Association Loi 1901

C'est quoi ?

Lisa c'est avant tout un collectif pluraliste (professionnels de santé, patients experts, acteurs économiques, chercheurs, décideurs, élus locaux...) dont la volonté est de porter le changement. 

Notre ADN est la démocratie sanitaire

Pour quoi faire ?

Nos objectifs sont d'organiser le dialogue entre les acteurs, d'éclairer le débat public par des travaux d'évaluation et de prospective,de  décrypter les projets de réforme et d'accompagner la conduite du changement dans le champ de la santé et de l'autonomie

Comment ?

Nous travaillons de façon collaborative et participative. Nos travaux se déclinent en notes de décryptage des réformes en cours, en propositions nouvelles, en éléments d'évaluation des politiques...

Nos séminaires sont des lieux de débat, de partage et de prospective

Le Conseil d'orientation fixe à échéances régulières les choix stratégiques et thématiques de LISA. Il reflète dans sa diversité le pluralisme des points de vue.

Le Conseil scientifique rassemble des experts de l'ensemble des disciplines concourant à l'analyse des politiques de santé. Il assure une fonction de veille et contribue à la validation des productions écrites. 

Nos dernières publications

3 avril 2020

La pandémie de Covid-19 met à jour la situation sociale de nos aînés, dans des circonstances dramatiques. Il y a quelques années, le terme de « mort sociale » a pu être employé par les Petits frères des pauvres : « En 2017, 300.000 personnes de plus de 60 ans ne rencontrent quasiment jamais ou très rarement d’autres personnes (réseau familial, amical, voisins, réseau associatif). 300.000 personnes, … cela équivaut à la population d’une ville comme Nantes […]. Et, à partir de 85 ans, il y a une rupture significative des cercles de sociabilité : contacts moins fréquents avec les petits-enfants, avec la famille éloignée, avec le cercle associatif, le voisinage.»

Section Covid-19

22 mars 2020

Ce slogan est à la fois l’affirmation d’un principe de réalité, un appel au civisme et, malheureusement, un rappel au devoir des soignants.

En l’absence de vaccin, l’épidémie ne s’arrêtera que lorsque 90 % d’entre nous auront été contaminés. Nous avons choisi, avec raison, d’appliquer des mesures de prévention individuelles et collectives afin de freiner ce processus, aussi inévitable que « souhaitable » pour les individus indemnes de comorbidités.

Cependant, l’application de cette stratégie connaît des exégèses individuelles ou de groupe variées, dont les conséquences seront potentiellement dramatiques.

Section Covid-19

25 février 2020

Mission Thiriez : beaucoup de bruit pour rien

Pourquoi s’intéresser au rapport de la Mission Haute fonction publique quand on se préoccupe comme LISA de politique de santé ? Pour au moins deux raisons. D’abord, parce que la conduite de l’action publique en matière de santé dépend du cadre global dans lequel se déploie la politique des pouvoirs publics, notamment en matière de management. Les médecins ont certes ici un rôle éminent mais, comme dans d’autres domaines, leur expertise est combinée à d’autres. Ensuite, parce que la façon de conduire la réflexion est significative des errements de la « réforme de l’Etat ».

Lab Prospective des métiers

24 mars 2020

La violence de la pandémie de Covid-19 a conduit le gouvernement à déclarer l’état d’urgence sanitaire.

La loi va désormais donner un cadre à cette contention des libertés publiques, seul rempart à court terme pour épargner des vies. Les armes sont des boucliers. Viendront demain les ripostes par l’effet des traitements connus et réaffectés ou fruits de la mobilisation de la recherche.

Section Covid-19

19 mars 2020

L’amplification de la crise du Covid-19 imposait de limiter drastiquement les interactions sociales. Nous y sommes. Confinés. Dans l’immédiat, il faut tout faire pour assurer la protection des soignants et de ceux qui sont au front de l'épidémie, quel que soit le prix, quelles que soient les routines. Il faut notamment trouver des masques en quantités suffisantes et réorienter des chaines de production en tant que de besoin.

On va avoir une récession sévère. Comment en serait-il autrement avec de nombreux pays à l’arrêt ?  Il faut donc aussi tout faire pour préserver les entreprises, les aider à passer le cap. Une entreprise liquidée, un emploi détruit, c’est toujours plus coûteux que les moyens nécessaires à leur préservation. Les moyens sont là, avec des aides directes massives et des garanties offertes par l’Etat. Quoi qu’il en coûte, a dit le Président de la République.

Section Covid-19

17 février 2020

Santé publique : savoir et agir sur le terrain municipal

La question aurait paru saugrenue il y a quelques années. L’organisation des soins est en effet très largement gérée par l’Etat et ses relais au niveau régional, les Agences régionales de santé (ARS). L’assurance maladie s’occupe, de son côté, de la solvabilisation et de la gestion du risque.

Le domaine est occupé mais le champ d’action est vaste. La protection de la santé et les questions de sécurité sanitaire sont en effet devenues des préoccupations majeures de nos concitoyens. Au plan local, la raréfaction de l’offre professionnelle dans bien des territoires, qui s’amplifie malgré les mesures et les plans portés par les pouvoirs publics, participe de l’impression de déshérence de ces territoires, au-delà même des impacts sanitaires effectifs.

Lab Prévention & Promotion de la santé

23 mars 2020

C’est donc la guerre. Oublions les querelles politiciennes et luttons ensemble pour le bien commun. Pas de politique donc ?

A l’exception de la question qui ne doit pas être posée, celle de l’interruption volontaire de grossesse (IVG), un sujet « révulsant » comme le qualifiait George Pompidou...

Section Covid-19

12 mars 2020

Oui, la lutte contre l’épidémie Covid-19 est une affaire d’Etat. Il faut une mobilisation de l’ensemble du corps social mais avec des principes directeurs qui soient ceux de la santé publique : pertinence et gradation de la réponse, analyse bénéfice-risque, protection des personnes vulnérables. Et un leitmotiv, la pédagogie : expliquer encore et toujours, pour entraîner nos concitoyens et conjurer les peurs.

Le temps est à l’action. L’heure du bilan viendra. Il faudra le conduire sans faux-fuyants. D’ores et déjà, bien des enseignements sont intéressants.

Section Covid-19

6 février 2020

Erreurs médicales : l’impératif de transparence

Le risque fait partie de toute activité humaine mais c’est particulièrement vrai dans le domaine de la santé. Décisions humaines, comportements d’équipe, parcours et organisations souvent complexes, patients fragilisés : on a là une combinaison propice à l’erreur.

Précisons que le sujet n’est pas mineur, puisqu’il faut rappeler qu’aux Etats-Unis, l’erreur médicale représente la 3ème cause de décès après les maladies cardio-vasculaires et le cancer, avec pas moins de 250.000 décès par an.

Lab Qualité & Sécurité des soins