Séminaire : Les Plateformes numériques au service des professionnels de santé (1/2)

22 mai 2019 - Fédération Française des Diabétiques

18h30-20h30

La Veille Bibliographique par Francis MAMBRINI

Chaque séance de séminaire débutera par un temps de veille bibliographique ou par un retour sur l’actualité récente du secteur. 

 

La feuille de route sur le virage numérique présentée par la ministre des Solidarités et de la Santé le 25 avril 2019.

La  feuille de route ministérielle fixe cinq orientations, qui se déclinent en plusieurs chantiers opérationnels :

  1. Renforcer la gouvernance du numérique en santé. Si la volonté est louable, les interrogations portent  sur le poids qu’aura la future délégation par rapport aux grandes directions du Ministère, même si cette délégation sera rattachée directement à la ministre ;

  2. Intensifier la sécurité et l’interopérabilité des systèmes d’information en santé. Le chantier de l’interopérabilité est celui qui retient le plus l’attention tant il devient urgent que la  puissance publique, dans son rôle régalien, garantisse l’opposabilité des normes d’interopérabilité et mette un terme à un fonctionnement en silos, qui constitue aujourd’hui un frein majeur à la coordination des acteurs ;

  3. Accélérer le déploiement des services numériques socles (DMP, messagerie sécurisée, e-prescription, services numériques territoriaux de coordinations de parcours). Le processus est déjà bien engagé pour un certain nombre d’entre eux,  comme pour le DMP qui va franchir le cap des 6 millions de dossiers ouverts, et on ne pourra que se féliciter si cet objectif  est finalisé en 2019/2020, selon le calendrier prévu ;

  4. Déployer au niveau national des plateformes numériques de santé. Il s’agit de l’espace numérique de santé, d’un bouquet de services destinés aux professionnels de santé et du Health Data Hub. A signaler que l’espace numérique de santé servira aussi de « store » où pourront être référencés des services numériques en santé destinés aux patients ;

  5. Stimuler l’innovation et favoriser l’engagement des acteurs : il s’agit de programmes portés par la puissance publique qui concernent l’hôpital et les établissements et services sociaux et médico-sociaux. La création prévue d’un «Lab e-santé» interroge, en particulier sur sa cohabitation avec les structures d’e-santé existant déjà dans les régions.

Les Interventions

 

Point de vue du Conseil national de l’ordre des médecins : Jacques Lucas, Vice-président chargé du numérique

 

Les retours d’expériences : 

 

o   Analyse des services numériques existants : URPS médecins libéraux d’Ile-de-France, Dr. Eric Tanneau

o   Plateforme de coopération interprofessionnelle : Abdel Iazza à propos d’Inzee Care

 

Les discutants :

o   Patrick Gasser, médecin spécialiste, président de l'UMESPE

o   Damien Nicolini IDE (EntrActes)

Les plateformes de services aux professionnels - Prise de rendez-vous et télémédecine

 

L’accélération du virage numérique annoncée par  Agnès Buzyn le 25 avril dernier va probablement donner une nouvelle dynamique au déploiement des plateformes numériques au service des professionnels de santé. Ces plateformes apparues sur le marché il y a seulement quelques années se développent à un rythme accéléré selon deux modèles : l’un porté par des sociétés privées, l’autre par les professionnels de santé eux-mêmes dans un esprit plus mutualiste.

Les deux études, réalisées respectivement en 2017 et 2019, par l’URPS médecins libéraux d’Ile-de-France décrivent un marché du rendez-vous en ligne en expansion et en voie de restructuration (consolidation, disparition de certains opérateurs, apparition de nouveaux prestataires), avec des offres qui vont désormais au-delà de la prise de rendez-vous (téléconsultation, paiement en ligne, etc.). Doctolib y a acquis une position dominante depuis le rachat de Mon Docteur. C’est devenu la marque du rendez-vous en ligne et à terme un acteur déterminant de la coordination des soins si la prise de rendez-vous se fait dans une logique de parcours (spécialistes, auxiliaires médicaux…).

Dans ce contexte, les pratiques des opérateurs peuvent poser question : clauses d’exclusivité, inflation des tarifs, vitrine pour des pratiques alternatives, etc.

Après le marché des prises de rendez-vous, c’est au tour des offres de télémédecine de se développer depuis l’avenant conventionnel n°6.

A défaut d’une prise en main par la profession longtemps méfiante, ce sont là aussi des opérateurs privés qui sont à la manœuvre. La pratique est pour l’heure encadrée mais le cadre règlementaire résistera-t-il longtemps à la pression du marché ?

Les plateformes n’ont pas de problèmes de recrutement. Cela fait leur force dans un contexte de raréfaction de l’offre médicale. Certains professionnels ne font que de la télémédecine : est-ce raisonnable ?

Peut-on envisager une offre de télémédecine désinsérée par rapport au territoire ? Les pouvoirs publics ne sont pas sur une telle ligne.

Autre question : la nature solidaire de la prise en charge et le rôle des complémentaires.

A l’évidence, les professionnels libéraux auraient tort de considérer qu’il leur suffit de rester inertes pour que les choses ne se fassent pas. « Le train est parti, il faut monter dedans. Nous devons utiliser au mieux ces nouveaux acteurs », selon Patrick Gasser. Les médecins seront-ils en mesure de « donner le la », compte tenu de la dynamique du marché et de la puissance de certains opérateurs ?

L’accélération du virage numérique annoncée par  Agnès Buzyn le 25 avril dernier va probablement donner une nouvelle dynamique au déploiement des plateformes numériques au service des professionnels de santé. Ces plateformes apparues sur le marché il y a seulement quelques années se développent à un rythme accéléré selon deux modèles : l’un porté par des sociétés privées, l’autre par les professionnels de santé eux-mêmes dans un esprit plus mutualiste.

Les deux études, réalisées respectivement en 2017 et 2019, par l’URPS médecins libéraux d’Ile-de-France décrivent un marché du rendez-vous en ligne en expansion et en voie de restructuration (consolidation, disparition de certains opérateurs, apparition de nouveaux prestataires), avec des offres qui vont désormais au-delà de la prise de rendez-vous (téléconsultation, paiement en ligne, etc.). Doctolib y a acquis une position dominante depuis le rachat de Mon Docteur. C’est devenu la marque du rendez-vous en ligne et à terme un acteur déterminant de la coordination des soins si la prise de rendez-vous se fait dans une logique de parcours (spécialistes, auxiliaires médicaux…).

Dans ce contexte, les pratiques des opérateurs peuvent poser question : clauses d’exclusivité, inflation des tarifs, vitrine pour des pratiques alternatives, etc.

Après le marché des prises de rendez-vous, c’est au tour des offres de télémédecine de se développer depuis l’avenant conventionnel n°6.

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